Les Etats-Unis ont signé ces dernières années pas moins de 5000 de traités de libre échange sur tous les continents.
Cela va de soit qu’un traité peut ne concernait qu’une catégorie de produit et non un accord global avec un pays … y a pas 5000 pays dans le monde têtes de bourriquots.
Cette profusion d’accords et activisme multi-bilatérale contraste avec le rythme soporifique des négociations multilatérales de l’OMC du cycle du Doha.
Pourquoi donc les Etats-Unis s’engageraient-elles et dilueraient sa force de frappe économique dans la masse, alors qu’elle peut isoler les victimes une à une.
Au lieu de négocier un accord global avec les agriculteurs africains, réduisant ainsi les subventions euro-américaines, les sénateurs humanistes américains préfèrent négocier directement avec le Maroc, esquivant ainsi des compromis avec l’Europe et le poids que peuvent avoir les pays africains unis.
Une illustration criante du diviser pour régner.
Les Etats-Unis proposent donc des Accords de Libre Echange (Free Trad Agreement). Des accords qui n’ont du Libre que le packaging marketing.
Je vous explique : un marocain libre de commercer avec les Etats-Unis en pommes, est libre d’acheter la quantité qu’il veut, libre d’en acheter sans payer de taxe, libre du choix du fournisseur américain … libre même de ne pas en manger ou l’offre en aide à un autre pays. Par contre, il est obligé d’acheter ses pommes chez l’oncle Sam. Oui, comme vous avez lu, signer un accord de libre échange avec les Etats-Unis revient dans la majorité des cas, à signer un accord d’exclusivité.
Dans le cas d’un pays aussi concurrentiel que la Corée du Sud, un accord aussi fou soit-il avec les États-Unis qui obligent les plus démunis à bouffer du bœuf fou (les plus riches peuvent toujours acheter de la qualité supérieure américaine), est balancé par l’ouverture du marché américain à l’industrie sud-coréenne (Automobile, NTIC …) … da9a fiya da9a fik …
En gros, même si certains petits payent pour les grands, les gains des grands sont répercutés sur d’autres petits … et grâce à l’esprit grégaire des petits, ils gueuleront un petit peu puis suivront leur gagne-pain.
Au Maroc, si on oblige le petit à payer une pomme mal négociée, quel grand exportera aux Etats-Unis ?
Dans un contexte de flambée du prix de la nourriture, est-ce qu’un accord qui lie le consommateur à un seul fournisseur (de loin aussi concurrentiel que le Brésil, l’Inde ou même la Chine et peut-être d’autre dans un futur proche –Soudan-), lui supprime toute marge de négoce et de baisse de prix, et biaise la règle tant chérie à l’Oncle Sam, le Prix du Marché, est-ce que cet accord est stratégique pour le Maroc dans ce contexte ? Ou même, n’est-t-il pas une erreur stratégique ?
Hi hi, je fais mon intéressant alors que je n’ai lu même pas une ligne de cet accord :D
N’hésitez à me laisser de la doc pour cultiver l’ignare que je suis.
Voici un lien financé par MEPI (Middle East Partnership Initiative), et comme tout projet qui se respecte à destination au middle east financé par les Etats-Unis il est mal foutu (Radio Sawa …) : http://www.moroccousafta.com/fr/index_fr.htm
Y a ce mec aussi, Najib Akesbi, qui a publié un truc : http://www.regionetdeveloppement.u-3mrs.fr/pdf/R23/R23_Akesbi.pdf

08 Jul 08
14:04
“En effet, s’engager sur des quotas relativement importants à des conditions
de faveurs vis-à-vis de quelques puissants fournisseurs comporte pour sa part le
risque d’en devenir dangereusement dépendant, avec les conséquences que peut
impliquer une telle dépendance alimentaire. Car curieusement, alors que le libreéchange
– et au-delà la mondialisation – est censé accroître les marges de manoeuvre
des pays en leur permettant de s’approvisionner sur le marché mondial
aux meilleures conditions de prix et de qualité possibles, en l’occurrence, c’est le
contraire que l’on obtient. En s’engageant à s’approvisionner auprès de l’UE et
des États-Unis à des conditions qui privilégient ces deux sources d’approvisionnement
par rapport au “reste du monde ” (en l’occurrence une réduction tarifaire
de 38 % par rapport au tarif commun), le Maroc ne se contente pas seulement
d’octroyer une sorte de “rente de situation” aux exportateurs de ces pays, mais
par là même, il se prive d’une bonne partie de ses propres marges de manoeuvre
(Akesbi, 2004b). Jusqu’à concurrence des quotas octroyés, il ne pourra tirer
profit des opportunités du “marché mondial” (hors UE et USA), du moins tant
que, à qualité égale, les “surcoûts” des blés européens et américains, n’auront pas
complètement annulé l’effet de la préférence tarifaire. Concrètement, cela veut
dire que le Maroc pourra tout à fait se trouver demain dans la situation où il ne
pourra acheter du blé ukrainien parce que, à qualité égale, ce dernier “n’est que ”
de 10 à 15 % moins cher…”
sur http://www.regionetdeveloppement.u-3mrs.fr/pdf/R23/R23_Akesbi.pdf
par Najib Akesbi
08 Jul 08
15:29
Ana, fhadchi koullou, alkhout, baqi ghir nefhem wahed el haja. Wach had al 3am zine oulla la? Tout le reste, pour moi, n’est que littérature.
Signé: le plouc.
08 Jul 08
15:32
@hamil
Fin kan 3emrou zine ?
08 Jul 08
16:49
@Ayoub
Tu crois que je te passe une intero d’histoire-geo à casa ou quoi ?!
Putain tu l’as copié à la virgule près !
Et toi, tu en penses quoi ?? safi on a compris … comme lui.
PS : merci pour le lien.
@Hamil
Habile safi :p
@Naevus
Siri raki ma3roufa :p
Pessimiste lli galha lik. Bedli ndader … quand Hicham El Guerrouj à gagner aux JO d’Athènes en 2004 l3am kane zine
08 Jul 08
16:57
Salam alikoum
@7didane
Ewa ki jitak ? Au moins, tu parles pas à un ghost virtuel
Sir a wéldi rak mazal f dar ghéfloune, nhar li tfi9 maynf3ék la “pi” la “pipi”
PS: Ma3endich ndadér,mais 3andi stylo 7mér