May 30

santa_claus

Sauver le monde. Voilà le rêve innocent qui a bercé nombre de héros à travers tous les âges.
Toutefois, faut-il mettre le monde dans une merde noire afin de pouvoir concrétiser son rêve d’enfant.

Une stratégie que la majorité des leaders et leurs opposants s’attachent à appliquer avec toutes les bonnes intentions qu’exigent les circonstances.

Le monde va mal. Le monde va très mal. Et nous ne sommes qu’au-début d’une longue nuit qui terrifiera cette première moitié de notre siècle.

Par le passé, et par « passé » on se tient à celui fort intéressant de 7didane, je n’ai jamais atteint un tel degré de pessimisme. Qui plus est, dure dans le temps.
Il m’arrivait de prédire des temps noirs, mais pour annoncer quelques lignes plus tard la venue imminente d’une nouvelle levée de soleil. Jamais le postulat d’une alternance éternelle entre valeurs duales ne m’a paru aussi fragile, valeurs qui n’étaient en sommes que deux visages d’une même devise.

Croyez-moi chers marins, je ne prescris cette déchéance du monde dans les 50 prochaines années que par pure mégalomanie illuminée, instinct de survie primaire et un brin d’optimisme mystique. Mais rien, chers coéquipiers de ce voyage funèbre, ne semble indiquer la fin de l’Age des ténèbres qu’a auguré ce crépuscule glacial de ce début de siècle.

C’est par cette cassandre que je célèbre mon retour parmi vous. Une conclusion résumant le parcours initiatique qui m’a éloigné de vous et de vos déplaisirs prosaïques.

Oui, 7didane l’exténué, par l’ennui ravageur qui remplit le vide de sa vie, avait décidé d’endosser la cape d’un sauveur de monde. Adam a bien signé à blanc, de surcroit à poil, la responsabilité de l’héritage divin. 7didane muni de son expérience plusieurs fois millénaires et son costume héroïque ne peut être que moins présomptueux, plein d’ironie et plus exercé face à l’ampleur de la tâche.

C’est ainsi que j’ai décidé pour vous de partir en voyage initiatique afin d’entrer dans la peau du sauveur. Et la première réflexion durant les préparatifs du voyage était : La peau de 7didane le Sauveur doit avoir un masque. La deuxième réflexion étant : un Sauveur des temps modernes ne peut-être que noir.
Après avoir fait le tour de la question sur tous les tours opérateurs de parcours initiatiques sur internet, j’ai décidé d’enfiler mes lunettes, de m’arroser de spray solaire et de partir me dorer tout le corps sauf en dessous de mes verres. Ainsi la métamorphose débuta.

J’ai fait le tour du monde. J’ai écouté vos doléances : Egyptiens, Français, Américains, Marocains, Espagnoles, Hollandais, Chinois, Russes, Brésiliens, Iranien, Camerounais, Israélien, New-zélandais, Sud-africains …

J’ai écouté les uns et les autres. J’ai disséqué vos théories magiques qui expliquent le monde : religieuses, nationalistes, idéologiques, humanitaires, identitaires …

J’ai deviné vos peurs, déduit vos ignorances, j’ai senti votre besoin de connaitre l’avenir et j’ai été convaincu d’une seule chose : Personne ne sait où allons-nous.

Toutes vos théories chimériques, sans exception aucune, ne sont animées que par le désir primaire de concentrer vos peurs dans un point unique : Le danger c’est l’Autre.

Un point unique que tout le monde croit irréductible comme croyaient nos ancêtres l’atome l’être. Mais qui se désintègre dès que nous nous posons la question : Qui est l’Autre ?

L’Autre c’est celui qui n’est pas de ma classe sociale ? Mais il est de ma nationalité.
L’Autre c’est celui qui n’a pas ma religion ? Mais il a mon idéologie.
L’Autre c’est celui qui est de l’autre coté du Bosphore ? Mais il est sur mon réseau social.

Tel est le feu qu’a volé la globalisation aux dieux et a offert aux humains. Sauront-ils dompter ce don des dieux ?

Les lumières qui éclairent notre présent, nous ont aveuglés. La victoire du progrès dans le siècle passé nous menace de régression. Et au lieu de nous démontrer l’illusion de la notion « Autre », au lieu d’apaiser nos peurs primaires d’un ennemi imaginaire, au lieu de désintégrer une fois pour toutes les clivages qui charcutent notre Humanité, le progrès de notre époque a désintégré les « Nous » qui constituent les civilisations de l’Humanité. En brisant, avec l’intention d’agir pour le Bien et la conviction d’approcher un peu plus la Vérité, les miroirs consolateurs et fédérateurs que l’Humanité s’est attelée à construire pour chaque groupement d’individus, la globalisation a brisé aussi les repères de chacun sans en offrir de nouveaux. A trop voler près du soleil, l’Homme encore une fois risque plus que jamais de se bruler les ailes.

Le monde réalise peu à peu la gueule de bois monumentale après la fin des idéologies et la victoire grisante du capitalisme : L’Histoire n’est pas finie.

Et pour rester dans l’allégorique que j’affectionne tant, notre présent est comme un père heureux qui révèle avec le sourire grand à son enfant la vérité du Père-Noël sans pour autant lui offrir un substitut au cadeau.

Je tiens à cette image car elle porte en elle mon pessimisme sur le présent et votre salue dans un avenir surement lointain.
L’enfant, aussi longtemps que durera son chagrin et son deuil du Père-Noël, n’a rien à faire du bonhomme. L’enfant ne pleure que son présent.

Il se passera beaucoup de temps pour que l’individu désapprend à rétorquer à la question « Qui suis-je » par un « Pas cet Autre ». Il est humble et raisonnable de prédire que la fusion des débris des « Nous » de la fin de l’Age des civilisations en un Unique « Nous », début de l’Age de la Civilisation humaine, est un long processus douloureux qui n’a rien de l’évident, du primaire ou de l’instinctif. Et qui exigera de chacun de nous de perdre beaucoup de “son” identité, mais de s’enrichir des “autres”. Ce qui d’ailleurs donnera les lettres de noblesses à cette hypothétique Civilisation fédératrice que les Hommes réussiront à bâtir, ou pas.

Je m’en vais de ce pas me déconstruire les reflex et me rajeunir l’esprit dans l’espérance, encore une fois mystique, de pouvoir vous créer encore une fois l’illusion qui vous permettra de tenir un peu plus jusqu’à le très probable prochain phénomène cosmique à l’échelle de notre petit système solaire. Si ce n’est un gros chamboulement écologique, puis la fin.

7didane, le retour tout en supernova silencieuse

May 21
Au revoir !
icon1 7didane | icon2 Non-événements | icon4 18:08|

Le navire s’amarre.

Désactivation de l’omniprésent 7didane.

Et pour l’occasion, j’éteins facebook quelques minutes en hommage à mon deuxième anniversaire d’apparition sur la mer de la blogosphère marocaine.

Au revoir !

goodbye

May 20

Selon mes calculs savants, qui tiennent compte de l’expansion d’internet dans le temps et les octets, le centre d’internet sera situé à cet endroit même aujourd’hui à 11:53 GMT.

Ne ratez pas l’événement d’effleurer de votre souris le centre de la toile !

target

Art comptant pour rien

May 19

loofah

Natural use for body brush to remove dead skin and regulate the circulation of ideas

7didane est indéniablement et sans modestie aucune le coté underground de la blogosphère marocaine.

Référencé par peu de blogueurs, il suscite néanmoins les passions. Et chaque acteur de la blogosphère à une opinion des plus tranché à son sujet.

Provocateur pour certains, agitateur pour d’autres. 7didane est un mal nécessaire, une torpille qui secoue la blogosphère dans son confort.

Loin des éloges et des connivences entre cercles de connaissances, il a su garder son indépendance et n’a rien perdu de son mordant et son entrain.

7didane, une marque bien trompée. Un personnage qui intrigue.

« Qui-es tu ? »

La question la plus fréquente que ses groupies ne se lassent pas de lui poser. Elle se trouve la question la plus idiote qu’on puisse lui poser.

C’est comme vouloir connaitre David Prowse alors que nous avons Darth Vader devant nous. Pour ceux qui n’ont pas encore vu Star Wars et ne connaissent rien à son univers, Darth Vader est le père de Luke Skywalker.

Sur ceux, 7didane le Trublion vous souhaite de passer une agréable après-midi. Et rappelle aux ignorants que vous êtes, qu’il est d’usage entre gentlemans de décliner l’après-midi au féminin quand elle s’annonce radieuse, et au masculin dans le cas contraire.

May 19

lamborguini

Longtemps fantasmée, la vie du Marocain moyen est, comme son nom l’indique, très moyenne.

La Porsche Cayenne, si chère à l’inconscient malade marocain, a enfanté une Kia Picanto.

Les statistiques ont révélé que la moyenne de revenus de la foule noire qui fait gaj* un samedi après-midi à maarif est de 3500 Dhs. Ce qui transforme une consommation à 50 Dhs qui dure 45 minutes en un coming-out de l’Homo œconomicus moyen Marocain.

Le Marocain moyen est pauvre, mais snob.

Les statistiques ont révélé aussi que le Marocain moyen vit une sexualité calamiteuse. Et qu’il ne faut surtout pas croire ses exploits narrés le lundi matin de son long weekend à Marrakech.

Ce qui pousse le sécuritaire en moi à se demander, à quoi il passe son long weekend alors ?

Les statistiques ont aussi révélé que le déroulement du weekend du Marocain moyen dépend de beaucoup de facteurs extérieurs qu’il n’est pas encore capable de maitriser. C’est bien connu, au Maroc, gouverner c’est pleuvoir.

« Encore un looser qui n’a rien compris à la vie ! Au Maroc on est super intelligents et débrouillards. Il ne faut pas croire les chiffres du gouvernement. On a même déclaré que le Maroc est le premier pays en terme de rapport parc auto/niveau économique !»

Comment chaque Marocain peut servir et resservir ce classement sans qu’un autre Marocain lui rétorque : « Mais qui est bordel qui a publié ce classement ? »

Forbes Auto ou Financial Nini Magazine ?!

Dans un pays où tout le monde souffre de tberguig aigu, d’étiquetage intensif et de l’impossibilité de sortir du moule, nous manquons terriblement d’informations recoupées, de modèles de réussites et de grilles de lectures fiables.

« Billets précédents