Aug 28

7didane se cache. Le mythe prend fin.

Oh marins ! Le temps des miracles s’est achevé !

En parlant ainsi, 7didane frappa à la porte de la maison. Un vieil homme parut aussitôt : il portait une lumière et demanda :

“Qui vient vers moi et vers mon mauvais sommeil ?”

“Un vivant et un mort, dit 7didane. Donnez−moi à manger et à boire, j’ai oublié de le faire pendant le jour. Qui donne à manger aux affamés réconforte sa propre âme : ainsi parle la sagesse.”

Le vieux se retire, mais il revint aussitôt, et offrit à 7didane du pain et du vin :

“C’est une méchante contrée pour ceux qui ont faim, dit−il ; c’est pourquoi j’habite ici. Hommes et bêtes viennent à moi, le solitaire. Mais invite aussi ton compagnon à manger et à boire, il est plus fatigué que toi.”

7didane répondit :

“Mon compagnon est mort, je l’y déciderais difficilement.”

“Cela m’est égal, dit le vieux en grognant ; qui frappe à ma porte doit prendre ce que je lui offre. Mangez et portez−vous bien !”

Ensuite 7didane marcha de nouveau pendant deux heures, se fiant à la route et à la clarté des étoiles : car il avait l’habitude des marches nocturnes et aimait à regarder en face tout ce qui dort.

Quand le matin commença à poindre, 7didane se trouvait dans une forêt profonde et aucun chemin ne se dessinait plus devant lui. Alors il plaça le corps dans un arbre creux, à la hauteur de sa tête-car il voulait le protéger contre les loups-et il se coucha lui−même à terre sur la mousse. Et aussitôt il s’endormi, fatigué de corps, mais l’âme tranquille.

7didane dormit longtemps et non seulement l’aurore passa sur son visage, mais encore le matin. Enfin ses yeux s’ouvrirent et avec étonnement 7didane jeta un regard sur la forêt et dans le silence, avec étonnement il regarda en lui−même. Puis il se leva à la hâte, comme un matelot qui tout à coup voit la terre, et il poussa un cri d’allégresse : car il avait découvert une vérité nouvelle. Et il parla à son coeur et il lui dit :

Mes yeux se sont ouverts : J’ai besoin de compagnons, de compagnons vivants,-non point de compagnons morts et de cadavres que je porte avec moi où je veux. Mais j’ai besoin de compagnons vivants qui me suivent, parce qu’ils veulent se suivre eux−mêmes-partout

C’est parce que mes marins de la blogosphère marocaine n’ont pas deviné que ce texte est extrait, mot pour mot,  de « Ainsi parlait Zarathoustra » qu’il ne sert absolument à rien de dialoguer.

Et mieux que de vous adresser ma parole 7didanesque une fois par an et donner des interviews au compte-goutte, je me retire du quotidien.

Mes marins ! Démerdez-vous !

Aug 27

Ca fait 5 ans que je n’ai pas visité le Maroc pour cause d’échec professionnel.

Je dis à ma famille que je suis interdit de quitter ce territoire pour détention de secrets scientifiques. Et si je me risquais à les visiter, les renseignements généraux de ce pays risqueraient de me liquider.

Du coup, ma famille, fière de son fils, maudit le progrès scientifique et l’Etat marocain dont les renseignements généraux ne risquent pas encore de liquider des scientifiques.

Et mon quartier croit que trop d’études c’est mauvais pour la santé et que le Marocain n’est mieux considéré qu’à l’étranger.

Malheureusement, un espion affilié à un pays ennemi du Maroc, donc d’un niveau socio-économique équivalent à notre pays, qui infiltre mon quartier, donc d’un échec professionnel à l’étranger équivalent au mien, a eu la brillante idée d’envoyer mon signalement à son employeur pour justifier sa mission.

Du coup, l’ordre a été donné à un autre espion affilié à ce même pays ennemi, qui trainait dans le même café d’étranger en échec professionnel où je trainais, de me soutirer des informations.

Et il a soutiré le mec !

Alerte aux habitants du pays ennemi : Évitez tout vaccin,fièrement tamponné Inventé localement, contre le virus H1N1. Je ne peux pronostiquer les side effects.

Aug 23

إنما الأمم الأخلاق ما بقيت فإن هم ذهبت أخلاقهم ذهبوا

Chers disciples,

Dans la présentation d’aujourd’hui, nous allons aborder une notion 7didanesque fort efficace : l’amorale.

Des bienfaits d’une conduite morale et d’une autre immorale, une pléthore de contributions abondent sur internet et les autres moyens traditionnels d’accès à l’information. Mais des bienfaits de l’amoralité peu de Maitres vous parleront.

D’emblée, un succinct rappel des deux notions de « morale » et « d’immorale » nous serait bénéfique pour la suite de la présentation. Ces deux notions antagonistes touchent à des vertus essentiellement « individualistes » à aspiration « universaliste ». Et voilà que je vous perds !

D’où tout l’intérêt de ce rappel violent. Vous perdre, pour mieux nous retrouver plus tard.

Zoomons sur l’essentiel. Mon affirmation de l’individualité de la morale ne peut que choquer dans un univers arabo-musulman comme le notre, qui ne conçoit pas une société vidée de sa morale. Mais rassurez-vous, elle choque autant en Occident. Nous n’avons qu’à apprécier le volontarisme des classes politiques et les attentes des peuples pour « moraliser » les sociétés et l’économie. Nous retrouvons ces mêmes discours tendance dans notre société marocaine : Takhli9 Al 7ayat Al 3ama.

Mon affirmation s’inscrit donc en porte à faux par rapport aux tendances du moment. Mais de cela vous êtes habitués. 7didane refuse l’idée qu’une morale peut être attribuée à une société ou toute autre chose qu’un individu. Il n’y a que la conduite d’un individu au quel on peut attacher la valeur morale ou immorale.

D’après ce que je vous baratine, une charte éthique d’une entreprise, un commerce équitable, une compagne électorale morale, ne sont qu’outils de management, déclinaison marketing, quand ce n’est pas de l’arnaque pure et simple.

Pour revenir sur terre, un exemple s’impose : 7didane assit sur une terrasse d’un café, il a apprécié le spectacle des mannequins des rues casablancaises et s’apprête à régler son addition. Le serveur répond à son appel, plus au moins vite, et par un savant calcul mental lui sort la somme de 50 Dhs.
Essayons d’appliquer à cette situation le semblant de grille de lecture que je vous propose dans cette présentation. 7didane et le serveur ne sont liés socialement que par la transaction qu’ils sont en train de finaliser. De surcroit, leur transaction est modélisable par une simple addition mathématique : prix café + prix opéra = la somme à régler.

Je ne vous cache pas que petit, et à cause de ma dyslexie légendaire, je considérais un 3 + 3 = 9 plus juste et généreux que l’opération vraie 3 + 3 = 6. Force et de constater que les opérations mathématiques sont amorales, je me suis résigné à apprendre les règles.
Mais de cette amoralité, le serveur qui ne suit pas mes présentations, il n’en a rien à cirer. Et quand il ne m’apporte pas la facture et s’amuse à compter dans son fort intérieur, il interpelle directement une « morale sociétale supposée », appelée au Maroc « swab », qui m’obligerait à le croire sur parole et de régler l’addition sans rechigner avec au plus une vanne sur la justesse de son calcul et lui me rétorquant avec un sourire d’hospitalité « dial wlad leblad ».
Vous allez le constater à chaque fois où la morale voudra s’étendre à la société, qu’elle dégénère bizarrement en immoralité, quand elle ne s’estampe pas tout simplement en amoralité.
Dans notre cas, si l’addition mentale est fausse, le serveur emballe son immoralité individuelle dans une moralité sociétale supposée. Et 7didane serait presque immorale de lui demander une facture détaillée : au risque peut-être de déplaire aux moralistes de la culture vert et le respect des arbres et forêts.
Ainsi, quand un groupe veut ériger une notion comme valeur morale commune, cette notion étirée à l’ensemble s’apparentera plus à l’immoralité qu’à la moralité. Mais garder en tête aussi la notion d’amoralité qui s’applique mieux, à mon avis, à ces phénomènes.

Nous pouvons étendre cet exemple facilement à tous les transactions qui lient les individus et constituent une société.

Ce qui donnera un tout autre éclairage aux modes du moment : moralisation de l’économie mondiale, moralisation de la politique étrangère américaine, moralisation de la politique marocaine, finances islamiques, commerce équitable, les produits verts, l’avortement, la médication par les organises et tissus de fœtus, l’homosexualité, le jeûne du ramadan …

Dans tous ces exemples, un amalgame dangereux s’opère entre des valeurs que je vous dis amorales et qui doivent gouverner les sociétés et engagent l’individu envers le groupe dans un intérêt mutuel, et des valeurs morales qui n’engagent que l’individu vis-à-vis de lui-même et de son Dieu, si par un heureux hasard notre individu est un sincère croyant.

Maintenant que je vous ai parlé du caractère individuel d’une morale, venons-en à son aspiration universaliste. Heureusement, ce caractère est plus simple et intuitif à présenter. Et mieux qu’une présentation, je vous renvoie à la littérature de Kant qui abonde dans ce sens et démontre la conception universaliste de la morale. Je ne retiens de sa démonstration, des siècles nous séparons, que la volonté de tout individu, si l’individu est un tant soit peu sensé, de croire à une morale universelle.
Quel sens aura l’action d’un individu courageux ou qui ne dit que vérité, s’il ne croit pas que de telles vertus ne sont pas universelles et partager même par ses ennemis.
Vous pouvez pousser le cynisme à des sommets 7didanesques, vous ne pouvez inculquer à vos enfants des valeurs comme la lâcheté et les mensonges, sous prétexte que c’est utile dans une société. Vous attendez, vous aspirez, que votre morale est la morale de tous. Et par glissement, la morale, qui émane essentiellement de vous, aspire à une universalité. Et par un enchantement du Monde, elle espère qu’elle soit partagée de l’autre coté de la planète.

Et de cette attente et aspiration naisse ledit amalgame de la société. L’attente des individus se cristallisent et se personnifient en une divinité au cœur de pierre adorée par toute la société : que nous appelons Moralité.

Je vous ai trop baratiné, et je n’ai pu que faire dans la longueur. J’espère que vous voyez le danger caché derrière tout discours moralisateur. Aussi, je finirai ma présentation d’aujourd’hui par rappeler mon attachement à la moralité des individus. Mais c’est comme une miss beauté qui vous expliquera son attachement à la paix dans le monde et la vie sans maladies pour les petits enfants.

Un individu moralement responsable est un trésor pour une société, mais une société ne peut attendre de ses individus qu’ils le soient pour pouvoir s’organiser.
Un jeune couple marocain qui tombent enceints hors mariage et qui décide mutuellement dans une moralité exemplaire, mais résolument individuelle, de garder l’enfant et ne pas l’avorter. C’est un couple qui ne pose aucun problème à la société. Le couple peut pousser sa moralité à l’extrême religieux en demandant la flagellation publique. On peut soupçonner des tendances masochistes, donc un intérêt propre dans la démarche. Mais en absence d’intérêt avéré, leur démarche est moralement honorable.

Mais la société, comme expliquer précédemment, ne peut compter sur la moralité de ses individus. La société n’est ni morale, ni immorale, elle est amorale. Et dans une démarche purement amorale, elle doit « légaliser » l’avortement dans des conditions purement objectifs et par soucis sanitaires.

Est-ce que le légaliser est moral ou immoral, comme semble s’articuler le débat aux Etats-Unis ou au Maroc ?

Le légaliser est un acte amoral. Il renvoie tout simplement la décision à la moralité de l’individu.

Sur cet exemple de la « vertu » de l’amoralité, 7didane vous salue en espérant vous avoir retrouvé à la fin et vous donne un autre rendez-vous dans « Addorous Al 7didaniya » avec le sujet : Solidarité ou générosité ?

Aug 22

Le premier mot “Iqra” = “Lis”

Belle interprétation courtoise du Président Américain. Mais il faut d’abord le prendre au premier degré : Lis !

Aug 20
ان بعض الظن اثم
icon1 7didane | icon2 Buzz | icon4 12:15|

Tout ce qui saute aux yeux n’est pas vérité !

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