Dec 23

Monsieur le Président, Je ne supporte plus ces dérapages volontaires, ces phrases imbéciles qui explosent comme des bombes mortelles des bouches haineuses de vos ministres et de votre entourage.

Je ne suis pas de votre bord politique, mais j’ai toujours su garder le respect nécessaire à votre fonction. Maintenant, à vrai dire, je commence moi aussi à éprouver la même haine à votre égard et l’égard des vôtres… Et pour que les choses soient dites sans détour et avec la même désinvolture que vos émissaires en terre FN, votre idée de la France, je n’en veux pas. Mieux : votre France, je n’en suis pas, je vous la laisse ; gardez-la pour vous et pour les vôtres, faites-en une réserve pour une seule « espèce » de citoyens à l’exclusion de toutes les « racailles » envahissantes que nous sommes nous autres.

Pourtant il m’a fallu du temps pour me sentir membre à part entière de cette belle aventure qu’on nomme France. Déjà par un apprentissage précoce de la langue de Molière depuis ma tendre enfance au fin fond de la campagne marocaine. Ensuite par quarante longues années de vie parmi ce paradoxal peuple de France : aussi généreux qu’inquiétant. Mais aujourd’hui j’en arrive à comprendre les jeunes que vous nommez « racailles » quand ces jeunes sifflaient la Marseillaise. Pourtant à l’époque cela m’avait offusqué. Oui, je n’en peux plus de courir après « votre » France, que vos diatribes estampent de devant moi tel un mirage qui s’éloigne indéfiniment. J’en ai assez de me rapprocher de gens qui sans cesse jettent le doute sur ma « fidélité française » à cause de mes origines et de mes supposées croyances. J’en ai assez de subir l’invective à chaque fois qu’un gouvernement et un président sont en mal de popularité.

Avec l’âge, je ne crois plus guère que le temps règlera les choses sans heurts voire même sans violence, vu que le temps qui passe ne fait qu’aggraver la situation. Alors, autant jouer franc jeu, si j’ose employer ce terme : à partir d’aujourd’hui, je cesse de défendre mon identité française. Peut-être vos ministres xénophobes s’en donneront-ils à cœur-joie et se laisseront aller à plus d’accusations racistes. Peut-être des mouvements extrémistes (des deux bords) vont-ils exploiter cette situation. En vérité, cela m’importe peu dorénavant. Et je vais de ce pas militer pour que nous soyons nombreux à s’octroyer une certaine « objection de conscience identitaire ».

Monsieur le Président, c’en est trop que vos discours et ceux des dirigeants politiques en général distillent impunément et à longueur de médias cette idée venimeuse qu’un fossé infranchissable sépare les bons Français de nous autres les métèques, les « musulmans », les « quand il y en a un ça va… », les « non white », les « gris par mariage », « les qui sifflent la marseillaise », enfin toutes ces hordes et les rejetons de ces hordes qui ont fui les guerres, les dictatures et « toute la misère du monde ». Bref, les impurs voire même les impies d’une France et d’une Europe si radicalement chrétiennes qu’elles ne sauraient accueillir en son sein ces turcs musulmans…

Si ce n’était que politique politicienne, on pourrait se terrer le temps d’une campagne électorale. Mais vos discours renforcent au sein de la population les comportements les plus discriminatoires, une discrimination qui met déjà au banc de la société des pans entiers de la jeunesse « non native », même quand cette jeunesse est diplômée des fleurons de nos universités. Pour nommer les choses telles qu’elles sont, vos méthodes ressemblent à s’y méprendre à quelque stratégie – consciente ou inconsciente – d’apartheid. Et, à mon niveau, j’ai comme le sentiment que vous savez ce que vous faites. Quoi qu’il en soit, tout semble illustrer votre état d’esprit ségrégationniste : votre jeu de petites phrases malsaines ne nous est-il pas en fin de compte destiné : histoire de nous faire comprendre que vous êtes de ceux qui sauront nous mettre au pas le moment venu ? Ne sert-il pas aussi à rassurer les « vôtres » et à les protéger de toute mixité contagieuse ?

Comme ce pays bascule de jour en jour dans le repli, je suppose qu’il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Je sais que les nombreuses campagnes électorales à venir seront autant d’occasions de « nous » vexer, de « nous » humilier, de nous classer dans la catégorie « non intégrable » malgré « votre » immense hospitalité française… Eh ben, soit ! Jouons donc ensemble à ce jeu vicieux puisque vous semblez y tenir tant. Mais il vous faudra vous habituer à un changement nécessaire afin que les règles soient moins « injustes » : nous n’accepterons plus dorénavant votre injonction à être français selon votre bon vouloir. Non, vous ne pourrez plus nous sommer d’être ceci ou cela, encore moins sous peine d’excommunication…

Pour ma part, j’affirme ne pas me sentir français quand je vous entends parler des « miens » avec arrogance et mépris. A vrai dire, votre façon d’être français me fait plutôt honte. Non, je ne suis pas de « votre » France, je ne suis pas de cette France frileuse, repliée sur elle-même, de cette France raciste qui pense qu’un jeune français de confession musulmane est un être à part, un être dangereux, asocial. Tout comme hier dans les colonies. Bref, je ne suis pas de cette France chrétienne avec des relents collaborationnistes voire même croisés…

Non, Monsieur le Président, votre France n’est plus la mienne. Gardez-la pour vous et pour les vôtres. Et parquez ceux qui ne partagent pas votre conception de la France, cette France qui hait ses jeunes dont le faciès n’est pas aux normes, cette France qui dresse un mur entre elle et nous autres « dangereux étrangers ». Oui, c’en est fini de nous prêter à ce jeu stupide qui consiste à ce que les plus « méchants » de la classe politique nous insultent et nous vexent pendant que les plus « gentils » nous somment de ne pas crier de peur de réveiller la bête immonde…

Aussi, j’appelle tous ceux qui en ont marre de cet affront à se rebeller, à se révolter. Je leur demande de crier haut et fort qu’ils ne sont plus français, en tout cas pas à la manière de ces racistes qui nous pourrissent la vie par des vexations assassines pour voler quelques voix à l’abject Le Pen… Je demande à tous ceux qui se sentent concernés de se mettre en quelque objection de conscience identitaire.

Éventuellement, nous voudrons bien faire partie d’une autre France si tant est que nos politiques nous en offrent les perspectives, la France des Lumières, de la grande Révolution française, celle de la résistance et celle qui a combattu l’esclavage et le colonialisme. Oui une France qui saurait respecter chaque français, quelle que soit son origine, qui le traite à égalité des droits et des devoirs, sans préjugé et surtout sans cette haineuse discrimination qui agit en écho à la haine qui transparaît jusqu’aux cœur même du pouvoir…

Mustapha Kharmoudi Ecrivain, ancien conseiller municipal, ancien membre du CNPI (Conseil National pour l’Intégration des Populations Immigrées)

Dec 23

passeport-maroc

Beaucoup me baratinent avec un supposé Projet Marocain avec lequel ils sont en total désaccord.

Et quand je demande des détails sur ce Projet, ils me répondent qu’il suffit de voir la stratégie mise en place pour maintenir dans l’échec le peuple afin de mieux le contrôler. Et pour cela, ils s’appuient sur la désastreuse politique de l’éducation, ou les programmes télé racoleurs.

Mon interrogation est toute simple : A-t-on besoin de Plan pour entretenir la connerie du peuple ?

C’est d’une absence de Projet qu’on souffre : Que ce soit ses lignes claires ou les moyens de l’exécuter.

En cela, la responsabilité est partagée entre le Pouvoir et son Peuple.

Commençons par « moul le39el », le Pouvoir. Nous avons tous compris, du moins ceux qui essaient de déchiffrer, que le Projet du Pouvoir est de créer un Sujet Pragmatique qui s’affranchit des idéologies pièges du siècle dernier et de s’inscrire dans un monde globalisé où le maitre mot est le Commerce. Soit. Dans cette période de ma vie, ce Projet me convient parfaitement.

Mais où est le pragmatisme dans les messages flous et contradictoire que nous envoie notre Politique Extérieur et Intérieur durant toute cette année 2009 ?

Qu’a-t-il gagné, le Maroc Pragmatique, après sa colère contre l’Iran ? Qu’a-t-il gagné, le Maroc Pragmatique, après sa colère contre Aminatou Haidar ? Qu’a-t-il gagné, le Maroc Pragmatique, après les censures et l’acharnement contre la presse ?

Le Sujet Pragmatique en moi n’est pas contre ces manœuvres, par principe. Mais je ne vois pas l’utilité non plus.

Pourquoi envoyer des signes répressifs à une population docile ?

A part offrir des opportunités aux ennemis de mes intérêts, qui se trouvent pour cette période en total accord avec ceux du Pouvoir, je ne vois pas d’autres impacts. A la rigueur exacerber le je-m-en-foutisme du peuple, mais je ne vois pas en quoi ça peut aider les intérêts des plus avides de gains, d’argent et de pouvoir. Qui au contraire, ont besoin de Sujet Pragmatique combatifs dans cet environnement mondial très concurrentiel.

L’appareil du Pouvoir s’est grippé cette année, et je crains que les golden boys qui l’entourent aient multiplié les faux pas, rassurés peut-être par leurs victoires passées.

Le Pouvoir avait une Vision, avez une Politique, avait un Arbitrage. Des choix ont était tranché. Un calendrier était fixé. Et on arrive à échéance. Et si le Pouvoir a failli durant cette année, le Peuple a failli durant la décennie.

Les arbitrages qui étaient faits se résument ainsi : Le Maroc sacrifie la sécurité et le confort de certains, et fais le pari de l’ouverture économique réelle moteur de croissance.

Nous nous sommes faits peur. Et 7didane était ravi. Nous avons sacrifié le public pour le privé. Nous avons bousculé les acquis de quelques uns, pour l’éventuel gain de tous.

Bilan du pari ?

Quand le Pouvoir a eu l’audace de sa vision du développement du Nord à coup de projets à grande envergure, les promoteurs étaient navrés de chercher leurs ressources humaines à Casablanca, Rabat, Agadir et à l’étranger. Les habitants de la région ont vu le bateau et la voiture du développement passés. Et au lieu de faire le pari sur l’avenir, et de s’approprier ce nouvel acquis, navré de constater que les habitants de la région n’adhèrent qu’au seul projet de l’Immigration.

Quand le Pouvoir fait l’audacieux pari de l’offshoring à Casa, Rabat et Fès des métiers à haute valeurs ajoutées, les promoteurs sont encore navrés de la qualité des ressources humaines qui leurs est proposée. Et au lieu de tirer nos quelques 2000 ingénieurs par an vers le haut, les 10 000 nouveaux les ont noyés dans le bas. Le Pouvoir a ouvert des opportunités, et les assistés ne savent pas les saisir. Les promoteurs finissent par ne délocaliser que les petits projets à hauteur de l’incompétence du pays.

Notre sous-développement n’est pas corolaire d’une volonté et un Projet délibéré. Il est résultat inéluctable d’un manque de volonté collectif.

Du Pouvoir qui laisse échapper impunément le mot « guerre contre l’Algérie » cinq fois dans la bouche de son Ministre d’Etat sans portefeuille dans une émission télé et punir sévèrement un blogueur et un propriétaire de cyber pour leur expression non violente, au diplômé chômeur incapable de convaincre, en passant par les responsables en place sans inspiration pour traduire les Stratégies en Politiques et Actions claires et efficaces.

C’est dans ce climat que 7didane décide de rentrer à son pays. 7didane liquide tout en France et fais confiance à son pays. Mais force est de constater que le sans fautes de fautes du Pouvoir ne le rassure pas.

Non pas que Je le fais par générosité comme pourraient affirmer nos industriels pharmaceutiques, mais je le fais dans mon propre intérêt. N’est-il pas plus facile d’émerger dans l’incompétence que de pénétrer un marché développé déjà saturé ?

Je lance ainsi ma candidature. Qui est intéressé par mes talents ?

Malheureuse fin 2009, et heureuse début 2010.

Parions sur Mon avenir !

Dec 22

Je veux publier un billet mais je n’ai pas trop l’inspiration. Du coup, j’ai fait un tour dans la presse marocaine. Et combien s’était ma joie quand je suis tombé sur le communiqué de Mme Hillary Clinton sur l’affaire Aminatou !

Madame évoque la « générosité » du Royaume. Ce qui nous renvoie à mon ancien billet sur la générosité et son instrumentalisation par le politique.

« saluer la décision du Maroc (…) ainsi que le geste humanitaire qui reflète l’esprit de générosité authentique du gouvernement et du peuple du Maroc »

Cliquez-ici pour vous rappelez ma leçon sur la différence entre la générosité et la solidarité.

Ce qui nous renvoie à d’autres questions, genre :
- Notre politique carcéral et la diminution des peines dépend-t-elle de la générosité ou de la solidarité ?
- La liberté donnée à 7didane dépend-t-elle de la générosité ou de la solidarité ?
- Etc,

Ce qui nous renvoie par la suite à d’autres questionnements plus vastes : la manipulation de l’émotionnel dans le champ politique.

Un exemple de cet été me vient à l’esprit : la grève des pilotes de la RAM.

Ces valeureux patriotes ont fait grève presque tout l’été pour la noble cause de la nationalisation des postes de pilotes de lignes dans la filiale law cost de la compagnie.

Dis comme ça, leurs revendications renvoient aux nobles lutes des pays non-alignés du siècle dernier.

Cependant, quand on substitue « nationalisation » par « marocanisation » la noblesse de la cause se noie dans l’ouverture de la mondialisation. On ajoute à cela qu’aucune loi n’interdisait l’accès au poste pour un Marocain, et on obtient une cause qui ne diffère en rien à celles défendues par les mouvements d’extrême droite dans les pays européens.

Les pilotes drapaient leur intérêts par l’honnête tissu de l’intérêt de la nation, alors que leur conflit mercantile avec la direction se résume ainsi : Leur salaire démesuré par rapport au pouvoir d’achat marocain bénéficiait de la fermeture de l’ancienne politique marocaine de l’air qui était au détriment du consommateur, et maintenant que le ciel est ouvert d’autres pilotes européens acceptent volontiers de travailler pour moins que les marocains.

Est-ce que présenter ainsi le lobby des pilotes pouvait défendre sa cause vis-à-vis de l’opinion publique qui commence à découvrir la joie de l’accès pas cher au billet d’avion ?

J’en doute. Il fallait que les pilotes jouent la comédie populiste pour que l’opinion publique s’identifie à eux et s’éloigne du PDG de la RAM, symbole lui du Pouvoir et la sujétion à l’ancien colon.

Et avant qu’on me sorte : la RAM c’est différent, la RAM s’est un symbole national, la RAM … la RAM … c’est comme EADS en France… Le mot est lâché.

Je refuse catégoriquement de considérer la RAM comme emblème nationale. Limite Raybi Jamila et Confiture Aïcha sont mieux lotis pour.

La souveraineté des airs n’est pas assurée par la nationalité des pilotes d’une compagnie aérienne parmi tant d’autres, mais par la souveraineté sur les cartes aériennes qui sont imprimées et décidées à Paris et la réputation de notre armée de l’air.

Le reste n’est que blabla et conflit entre acteurs économique. Que le meilleur gagne. En ce qui me concerne, je vous recommande en ce moment Air Arabia.

Ah j’ai oublié. On ne peut rien me sortir sur ce blog, j’interdis les commentaires. En revanche, je suis toujours prêt à des réponses par billet interposés ! ;)

Dec 16

binebine

Produit d’épargne garantie par l’Etat

Dans le contexte morose du tout sécuritaire au Maroc, j’ai décidé de changer d’air dans une conférence sur le thème : Art et Culture, vecteur d’émergence.

Et combien était ma déception quand j’ai réalisé que le lieu de la conférence, une école de commerce, a complètement travesti le sujet et a réduit l’émergence à la seule dimension économique.

Art et Culture ils disaient, mais les conférenciers n’entendaient que Divertissement et cash money.

Ils ne parlaient diversité culturelle que pour mieux bousculer la culture traditionnelle. Mais n’avaient aucune gêne à parler de politique culturelle comme idéologie, comme formatage.

Oh combien m’a déçu Nabil Ayouch réduit à un agriculteur Français faisant du lobbying pour davantage de subventions. Des moyens de productions dis-tu ? Parlons idées et contenu d’abord !

Brasser de l’argent pour commercialiser des navets comme Lola, non merci le contribuable n’en veut pas.

Avant de nous baratiner avec le manque de moyens, existe-t-il des scénarios, des idées à produire ?!

Avant que Nabil Ayouch ne se lamente misérablement sur le crime qu’est le piratage, a-t-il seulement des idées que nous puissions pirater ?

Les créateurs et entrepreneurs américains ont révolutionné le monde de la musique il y a un siècle. Peut-être que Nabil Ayouch a passé son enfance à rêver comment plagier ce modèle économique. Mais force de constater que les créateurs américains lui ont fait faux bond, quand il était lui prêt à nous jouer le copier/coller, eux ils étaient en train de détruire pour mieux construire.

Le monde évolue, nos entrepreneurs, et depuis des siècles, non.

Des années que les professionnels de l’industrie du cinéma nous baratinent avec le manque de moyens, maintenant que la SNRT produit, que nous servent-ils pendant le Ramadan ?!

Fa9ido chay2i la yo3tih !

Sans scrupule, les conférenciers partaient de la priorité de générer de l’argent car, disaient-ils, c’est le seul moyen de pérenniser la création. Comme si la pérennité est condition sine qua non à la Création. A une industrie de divertissement sûrement, mais pas à la culture.

Ceci ne peut nous choquer qu’à moitié. Car quand j’écoute la salade promotionnelle de nos businessmen, dits artistes underground, ils utilisent sans scrupule un lexique de marchands de tapis : produit, au lieu d’œuvre/cd/livre/film.

Bizarrement, ce discours était nuancé par les conférenciers les plus âgés, Farid Bensaïd, président fondateur de l’Orchestre philarmonique du Maroc et Faouzi Skalli fondateur du festival des musiques sacrées de Fès. Ils partaient de leurs convictions, de leurs idées, puis cherchent le financement.

L’audience n’était pas moins désolante. Une jeunesse, supposée qualifiée, à désespérer. Aurait-elle snifée le mercantilisme des conférenciers et a témoigné à sa façon de son désintérêt ? Personnellement, je ne le pense pas.

Les producteurs et leur public se comprennent malheureusement bien.

Driss Ksikes avait introduit la conférence par une très longue définition de la culture qui présageait bien de comment les conférenciers comptaient la noyer après. Et je la conclus avec un laconique : “La culture c’est ce qui reste dans l’esprit quand on a tout oublié.”

Hier, c’était un sinistre spectacle de ce qu’est la culture marocaine, ce qu’est l’échange à la marocaine.

Dec 14

Cette semaine, le parlement français s’initie à la pratique des fatwas.

La commission parlementaire d’information contre la burqa dira si le voile intégral est islamique ou pas, et s’il est aussi halal en France ou pas.

Rien que pour le plaisir de lire cette connerie, stay tuned !

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