Jun 4

The Lia Fail or Stone of Destiny at The Hill of Tara, Co. Meath

The Stone of Destiny

J’ai toujours senti la main du Destin qui me chatouille le cul et guide mes pas.

Ma vie est une succession de coïncidences, plus improbables les uns que les autres. Einstein a dit un soir de fatigue intellectuelle et manque d’inspiration scientifique : « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. ». Il a dû passer une douce nuit après cette réflexion.

Dans mon cas, le hasard a toujours laissé croire que j’ai une relation particulière avec Dieu. Comment vous expliquez cela ?
On va dire, que ma vie est jalonnée par des événements improbables qui vont toujours dans le sens de mon bienêtre, me facilitent la tâche ou seulement pour me distraire dans mon ennui.

Il m’est arrivé de transcrire quelques unes des ces coïncidences sur le journal de bord du navire. Mais j’ai vite arrêté par délicatesse de heurter les plus maudits d’entre vous.

Il y a quelques jours, une nouvelle coïncidence s’est produite. Une coïncidence insignifiante que le Destin n’a tramée que dans le seul but d’arracher un sourire à 7didane.

Les plus anciens de mes coéquipiers, surtout ceux qui sont encore en vie, connaissent forcement un personnage à bord de mon ancien navire : Ma mystérieuse. Malheureusement l’ancien navire à couler et son journal de bord avec.

Rappel : Ma mystérieuse

Une lectrice du blog qui voulait rencontrer 7didane. Et qui l’a rencontré.
J’arrête tout de suite celles qui n’arrêtent pas de demander la même faveur. Ma mystérieuse ne voulait pas rencontrer mon Créateur, que je ne connais pas personnellement, mais voulait une rencontre dans une ambiance Eyes Wide Shut où nous venons sans masque : Moi 7didane et elle Ma mystérieuse.

Nos deux rencontres physiques ont donné lieu à 2 billets qui ont rencontré un très fort succès grâce à la grande frustration de mes visiteurs virtuels.

Il y a peu de jours, Ma mystérieuse a refait surface. Et m’a salué avec un intime : « hey ! Tu es encore en vie »

Bah, ouais. Je n’allais pas mourir rien que pour marquer ma différence.
Après trois phrases de courtoisie, et elle me lance hors-contexte : « Tu sais, je pense que je connais ELLE »

Rappel : ELLE

Mon ancienne ex d’il y a 2 ans. ELLE était un personnage à la 3ème personne au bord de mon ancien navire.

Comme veut l’intelligence, j’en ai déduit sur le champ que Ma mystérieuse me joue un tour. Qu’elle va me faire la voyante de service, me sortir quelques descriptions que j’ai déjà donné moi-même. Après tout, c’est un jeu que j’aime faire aussi.

J’ai répondu donc  (il est trivial qu’il s’est passé des nano-secondes entre sa phrase et la mienne) : « Ah bon. Décris-là moi »

C’est mieux que de poser une question directe comme « son nom ? », « comment vous vous êtes rencontrées ? », « pourquoi tu penses que c’est elle ? », ou même une exclamation «ihe wakha !» ou « C’est pas vrai ! »

Ce à quoi elle a répondu « prénom nom ».

S’en suit 30 secondes de réflexion 7didanienne. C’est l’équivalent de 30 jours de concentration humaine. Et je réponds par un très stupide : « Dans l’ordre ! lol »

Puis, Ma mystérieuse a pris le temps de m’expliquer les circonstances spatio-temporelles de sa rencontre et le pressentiment mystique qu’elle a eu de reconnaitre mon ex seulement de mes descriptions impersonnelles.

A la fin, et dépassant toute la routine improbable qui caractérise ma vie, je me suis rendu compte que le Destin a décidé de réunir plusieurs fois par semaine deux corps de femmes que je connais que trop bien. L’idée même de retrouvailles dans une pure ambiance Eyes Wide Shut m’a effleuré la peau.

Quand je vois l’énergie et l’imagination que le Destin déploie pour me sortir de mon ennui et me voler quelques instants d’émerveillement devant la splendeur de l’univers, et je compare avec la misère qui règne dans le monde et les chantiers partout, il m’arrive à dire au Destin : « Franchement ! ».

Jun 2

Let no one ignorant of geometry enter

C’est la phrase que la tradition voulait gravée à l’entrée de l’Académie de Platon, mais en langue grec bien sur. L’anglais est utilisé juste pour forcer la crédibilité de mon propos.

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Une page du traité Al-Khwārizmī :Al-Kitāb al-muḫtaṣar fī ḥisāb al-ğabr wa l-muqābala

J’étais toujours intrigué par la facilité qu’ont beaucoup a avoué qu’ils sont nuls en mathématiques, quand ce n’est pas qu’ils sont fières de les détester.

Je me suis toujours demandé comment notre société peut tolérer un tel aveu de plaisir dans l’ignorance, alors qu’elle peut condamner farouchement des aveux d’athéisme ou de manque de patriotisme.

Les mathématiques sont l’outil le plus noble que l’Homme a pu créer/découvrir pour approcher les réalités du monde.

Avouer être un bonnet d’âne en maths, c’est comme avouer son incapacité à comprendre le monde, à imaginer le monde, à savourer la complexité du monde et son contentement dans la médiocrité de son existence.

Il est indéniable que l’abstraction, que requiert cette discipline, demande des efforts. Avouer ne pas vouloir les dépenser, révèle notre manque de volonté de prendre le dessus sur la réalité.

Il est surprenant de constater comment les mathématiciens, et par cette appellation je m’exclus ainsi que tous les amateurs des maths, sont capables d’exceller dans d’autres domaines avec comme outil leur culture mathématiques. Sans qu’on puisse constater des cheminements inverses.

Comme s’il suffit qu’un mathématicien daigne apporter son regard sur une autre discipline, que la voie de cette dernière brille de mille feux.

Qu’ils excellent en littérature comme un Khayyâm ou un Stendhal, en physique comme un Newton ou un Einstein, en médecine avec le décodage de l’ADN ou l’étude de la leucémie myéloïde chronique, en musique, en guerre, en politique, en météorologie …

Il est dommageable qu’une majorité d’humains ne se donnent pas les moyens de connaitre les joies mathématiques, ou comme Gauss aimait à l’appeler la reine des connaissances.

Cependant pour les réconforter dans leur ignorance, Socrate s’est aussi illustré par son mépris à l’égard de cette gymnastique de l’esprit, principalement géométrie, qu’il n’associait qu’aux futilités et pertes de temps des jeunes nobles de la Cité. Cela étant préciser pour des raisons d’honnêteté intellectuelle, permettez-moi, ou pas ga3, de vous rappeler la mocheté physique et spirituelle de sa femme acariâtre Xanthippe. Comme quoi, il n’est pas à une erreur près dans sa vie.

Après cet argument ad-hominem contre le Maitre Socrate qui horripilera plus d’un mathématicien, je file vite m’éclipser avant qu’ils exigent ma pendaison.

May 12

dahya

J’étais en train de réfléchir sur l’essence de l’univers et comment le payer moins cher, quand une muse m’a soufflé : Pourquoi pas une colocataire à bord du navire ?

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Vous en pensez quoi ?

Un personnage récurent féminin qui répond au machisme du Capitaine, et qu’il lui tient tête.

Mais y a-t-il une femme qui puisse lever un tel défi ?

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Si elle existe, elle ne peut s’appeler que Dayha, ou Kahina pour les pas intimes.

Si elle existe, 7didane lui donnera volontiers les doubles de la clé. Qu’elle noircisse le journal de bord à sa guise.

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7didane recrute donc !

Parmi vous y a-t-il une qui se sent l’âme d’une conteuse ?

Manifestez-vous ! Faites-vous remarquer !

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PS : Merci aux plans dragues de suivre la voie habituelle et ne pas perturber le déroulement de l’opération.
May 11

savant-fou

Comme savent mes marins les plus dévoués, 7didane est un social libéral tendance anarchique monarchiste.

Etalé ainsi, cela confirme toute la folie du personnage. Mais c’est bien la synthèse de la pensé 7didanesque.

Ne soyez pas déçus, moi non plus je ne croyais pas la pensée infinie de 7didane synthétisable.
Cependant, vous pouvez toujours envisager c’est 4 vecteurs comme base d’un espace infini d’idées.

7didane croie en l’Homme providence.

7didane méprise les Institutions et la démocratie à la sauce suffrage universel.

7didane n’accepte d’aider que les faibles qui se battent contre l’injustice que la vie leur a fait subir.

7didane est pour des droits de succession à un taux presque 100%, seul impôt qu’il autorise d’ailleurs. Avec possibilité que le défunt lègue à la société une stratégie d’exploitation de sa richesse : Propriété privée dans la vie, mais propriété publique après la mort.

Seule marge de négociation (je ne suis pas extrémiste tout de même), est d’accepter la démocratie comme moyen de récupération du pouvoir. Parce que dans un monde imparfait où mon utopie risque fort de ne pas voir le jour, il vaut toujours mieux concrétiser la liberté pour moi en attendant de voir toute la société libre du poids des institutions.

Et à ceux qui ânonnent que les Institutions sont garants de la pérennité de l’Etat de droit, je réponds : les Institutions ne sont que l’argument d’autorité servi au peuple pour légitimer la violence de l’Etat.

En dehors d’un Homme providentiel qui porte la société, les Institutions ne sont que l’outil du pouvoir en place. Les preuves ne manquent pas. Et ne considérons que le siècle dernier, l’Etat de Pétain (France) ou de Bush, les Institutions peuvent muer aux grès du pouvoir en place.

Le seul salut est d’espérer que l’Homme providentiel soit éclairé. Et pour ne pas dépendre de la pluie et du beau temps, n’est-il pas plus intelligent de nourrir cette lumière en confèrant à une élite la lourde tâche de l’éducation et la formation de cet Homme depuis sa tendre enfance.

PS : Ibn Kafka, si tu passes par là, rappelle-toi : li t3ajab i tabla !

Jul 4

Les américains ont œuvré depuis 5ans en silence, loin des gesticulations clownesques des va-et-viens des avions français, pour libérer leurs otages … et en plus, ils l’a ferment eux !

Trouvez l’article sur lepoint.fr :

Il serait peut-être exagéré d’affirmer qu’Ingrid Betancourt doit la liberté à John McCain, mais c’est en partie le cas. Otage six années durant d’un groupe de guérilla, les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), qui avaient compris que la mobilisation internationale avait fait d’elle une de leurs cartes maîtresses dans leur lutte pour affaiblir le gouvernement colombien, Ingrid Betancourt était aussi devenue indirectement un des pions – sans doute pas le plus important, contrairement à l’image qu’on en a en France – de la bataille pour la Maison-Blanche.

Le candidat républicain, John McCain, a bien évidemment nié tout rôle dans la libération des otages. Et on peut imaginer que c’est pure coïncidence qu’il ait soudain annoncé qu’il allait se rendre en Colombie, avec un stop-over au Mexique sur le chemin du retour, il y a deux semaines. Ce voyage avait semé la consternation dans les rangs républicains, et intrigué au plus haut point les médias. Que diable le sénateur de l’Arizona allait-il faire en Amérique latine alors que les électeurs ne se préoccupent que de la récession, du prix de l’essence à la pompe et, pour ceux peu nombreux qui pensent à la politique étrangère, de la guerre en Irak et du risque de guerre avec l’Iran ?

Mardi soir, McCain était pourtant à Carthagène à la Case de Huespedes Ilustres, avec le président colombien Alvaro Uribe, et son ministre de la Défense. Ceux-ci lui ont, a-t-il reconnu, détaillé l’opération que le commando de l’armée colombienne allait lancer le lendemain pour libérer Ingrid Betancourt et, surtout, les trois citoyens américains otages des Farc depuis 2003. Lors de la conférence de presse qui avait suivi, puis de nouveau mercredi avant de repartir, et alors que l’opération était en cours, McCain avait félicité Uribe pour ses succès dans sa lutte contre les Farc et il avait appelé à poursuivre les efforts pour la libération des trois otages américains.

Les services secrets américains impliqués dans la libération de Betancourt

En réalité, a-t-on appris jeudi à Washington, les services secrets des États-Unis étaient très directement et fortement impliqués dans toute l’opération. L’ambassadeur William Brownfield et l’amiral James Stavridis, commandant des forces américaines dans la région, “ont directement et de manière très étroite participé à la planification” de la libération des otages, a reconnu l’ambassadeur mercredi soir sur CNN. Le président Bush a été tenu informé tout du long, en particulier dans la phase finale qui durait depuis deux semaines, ont révélé de hauts responsables américains cités jeudi par le New York Times. Il est donc loin d’être impensable que la Maison-Blanche ait signalé l’imminence de l’opération à McCain, lui permettant d’être au bon endroit au bon moment.

Comme l’a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche, les services américains “travaillaient avec [les Colombiens] depuis cinq ans, depuis la capture des otages, pour les libérer”. Les trois hommes, employés de la société de défense Northrop-Grumman, avaient été capturés par la guérilla quand leur appareil de surveillance avait été contraint à un atterrissage forcé par une panne mécanique. Plusieurs sociétés privées américaines paramilitaires opèrent ainsi en Colombie dans le cadre de la lutte contre la drogue et la guérilla. Les États-Unis ont plus d’un millier de conseillers militaires sur le terrain, mais ils ne sont que la partie émergée de la présence militaire américaine, et du soutien apporté par Washington à Bogota, le “Plan Colombie”, lancé en 2000, dans le cadre duquel les États-Unis ont fourni plus de quatre milliards de dollars d’assistance à la lutte antiguérilla et à la lutte contre le trafic de cocaïne.

Selon des sources des services de renseignement à Washington, les Américains avaient repéré depuis plusieurs mois déjà les trois otages américains. Ils ont surtout intercepté, grâce à leurs écoutes électroniques, les communications au sein de la direction des Farc, et entre celle-ci et le chef de la guérilla qui détenait les otages, Gerardo Antonio Aguilar Ramirez, alias “Cesar”, qui communiquait à partir de la ville de Villavicencia. Les services américains ont fourni à l’armée colombienne les images satellitaires, les écoutes électroniques et une “assistance technique” d’une nature non précisée qui ont rendu possible l’action audacieuse et sans bavures du commando colombien qui a libéré Ingrid et ses quatorze compagnons, dont les trois Américains. Ceux-ci ont été directement rapatriés aux États-Unis.

McCain peut se présenter comme ayant l’étoffe d’un homme d’État expérimenté

Pour George W.Bush, et par ricochet pour John McCain, cette libération est tout aussi bienvenue que pour Alvaro Uribe – et que pour les otages eux-mêmes bien entendu. Le président américain se bagarre depuis quelques mois pour faire adopter par le Congrès un traité commercial de libéralisation des échanges avec la Colombie. La majorité démocrate s’y oppose, accusant le gouvernement Uribe de violations des droits de l’homme, de répression syndicale, mais aussi, jusqu’à mercredi, de n’avoir rien fait pour assurer la libération des otages, à commencer par les trois Américains détenus.

Le candidat démocrate à la présidence, Barack Obama, a pris position contre le traité et a repris dans sa campagne les accusations contre Uribe. McCain, au contraire, fait campagne en faveur du traité et a apporté son soutien à la politique de fermeté d’Uribe. Il accuse Obama de protectionnisme, mais aussi, implicitement, de mollesse face au terrorisme (les Farc ont été placées sur la liste des organisations terroristes du département d’État). Comme la France, Obama se disait en effet favorable à une négociation avec la guérilla, avec pour intermédiaire le très antiaméricain président du Venezuela, Hugo Chavez, et pour prix de la libération des otages la satisfaction des exigences des Farc.

Le succès spectaculaire de l’armée colombienne est donc une victoire politique incontestable pour la ligne dure et intransigeante suivie par Uribe, et soutenue par Bush et McCain. Une victoire politico-militaire contre les Farc paraît désormais à la portée de l’armée colombienne. Le retour d’Ingrid Betancourt et des trois otages américains ne peut en outre que renforcer les chances de faire adopter par le Congrès le traité de commerce, en améliorant l’image du président Uribe. Quant à John McCain, il peut se présenter, sans trop en rajouter, comme ayant l’étoffe d’un homme d’État expérimenté, accuser Barack Obama de naïveté sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme, et laisser penser qu’il est pour quelque chose dans le fait qu’Ingrid soit rentrée à Paris…

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