Dec 8

Chaine-markov-trigramme

Le but du billet d’aujourd’hui est d’approcher la complexité de la société marocaine par le phénomène du 3atajizeme. Posons d’abord les fondements de l’approche.

Nous allons emprunter aux sciences la notion de catégorisation pour décomposer la complexité de la société marocaine et mieux régner sur elle.

Usons, et abusons, de mon intuition 7didanienne, et regroupons tous les faits de société modélisables, explicables et prévisibles sous la catégorie : «Witek-Witek». Le reste, nous allons le classer de facto dans la catégorie : « 3ataja ».

L’objet du présent billet donc, est d’étudier les caractéristiques d’un objet appartenant à la catégorie « 3ataja ».

Procédons par l’exemple.

On dit d’un objet qu’il est « 3ataja » quand il effectue une marche-arrière en pleine entrée autoroute, de préférence quand il n’y a pas assez de visibilité pour celui qui s’engage derrière lui. On dit que le chauffeur devant nous : 3ataja.

Continuons dans le registre de la circulation, on dit qu’un objet 3ataja quand il attend patiemment son ami devant un passage piéton au un feu rouge, et une fois son ami arrivé, ils courent tous les deux traversés au vert. On dit qu’on a un couple de 3taja. Pour une opération d’accident de voiture, ils sont facilement commutatifs et associatifs, et toute vitesse au-dessus de 40 km/h est un élément absorbant au sens 3atajizeme : d’où l’utilité des 10 morts par jour.

Changeons de registre. Le 3atajizme est un phénomène que nous retrouvons dans toute la société marocaine. On dit qu’un objet est 3ataja quand il passe de la droite du parlement à sa gauche. Le champ politique marocain est un élevage d’objet 3ataja.

Un objet 3ataja peut être un salarier qui démissionne tous les 3ataja semaines pour 3ataja Dhs de plus.

Une interdiction d’un journal au Maroc peut aussi faire partie de la catégorie 3ataja, comme une déclaration de notre politique étrangère d’une amitié ou une inimitié envers un pays, de préférence, étranger.

Les résultats sportifs, le cours des actions et les horaires des rendez-vous marocains sont aussi gérés dans le cadre de la théorie 3atajiya.

Pour comprendre la société marocaine, il est vain de se focaliser sur la catégorie « Witek-Witek ». Les règles qui régissent cette catégorie sont pour la société marocaine ce qu’est la mécanique classique et le principe fondamental de la dynamique pour le mouvement des photons.

Dans un monde régit par la loi « Witek-Witek » un objet vivant est modélisé comme vivant-œconomicus. Autrement dit, un être vivant rationnel. Les chiens errants et ânes déambulants se révèlent très rationnels devant le danger d’une route. Une majorité de Marocains en revanche suivent la loi 3ataja.

Dans un monde « Witek-Witek », un choc entre deux objets obéit à des règles bien défini qui respectent le principe de la conservation de l’énergie cinétique.

Dans la théorie 3atajiya, il ne faut surtout pas croire à la conservation d’une quelconque énergie. Au plus, la conservation est une notion déontologique qui reste à l’appréciation des juges, qui sont comme vous pouvez l’imaginer des 3ataja. La déformation que tu subiras dépendra étroitement de l’indétermination simultanée de la position sociale et la vitesse de la particule 3ataja en face de toi. D’où la déclinaison 3ataja du principe de l’incertitude quantique : khraj fih trane.

3ataja1

Dans un futur billet j’expliquerai, ou pas, les outils à étudier afin de prédire les mouvements aléatoires d’un objet 3ataja.

7didane 3ataja o kteb, o 3ataja o 7bess.

Nov 12

Prometheus

Nicolas-Sébastien Adam, Prométhée enchaîné, 1762, musée du Louvre

7didane aussi a son enfer : c’est son amour pour les humains. Il y a plus de 2 ans, J’avais décidé de descendre parmi vous.

Vite lassé de votre manque d’imagination et fatigué de trainer mes pieds dans la boue, J’ai bâti mon navire à mon image et J’ai vogué en mer. Et plus léger qu’un bouchon, il a dansé sur vos flots.

Puis de votre infécondité J’étais convaincu; le navire s’était immergé dans les abîmes à la recherche de sa légèreté d’antan. 7didane était mort.

Les anciens disaient qu’il y a souvent plus de bravoure à se retenir et à passer : pour se réserver pour un adversaire plus digne. Mais des adversaires, Je n’en vois aucun de digne.

Je retourne donc à ma cime. Et pour prendre de la hauteur, Je me débarrasse à présent de l’encombrant. Je me détache de ce qui me relit à la plèbe : Dites adieu aux commentaires.

Désormais le Navire Ivre n’a nul besoin de vos commentaires pour naviguer. Certes sa boussole n’indique pas le nord, mais les vôtres indiquent des ports fétides.

Désormais seuls les braves seigneurs sauront parler au seigneur. Non pas qu’ils seront les seuls à le trouver, mais parce qu’ils sont les seuls à savoir quoi dire.

Et aux jeunes marins qui ne faisaient que me jeter des fleurs, 7didane vous dit que de nature morte il n’a pas besoin. Labourez votre terre, créez votre champ et retenez ma dernière leçon, une leçon d’un ancien maître : on paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.

Et aux Orques aigris qui ne faisaient que déféquer leur haine, 7didane vous dit remontez vos culottes et épargnez-moi l’odeur pestilentielle de votre fond stérile.

Outrecuidant comme Je suis, Je ne peux attendre davantage des commentaires sur ce blog que ce que Je constate tristement sur les différents sites 2.0 des journaux français et arabes. Un amas infect de la misère humaine. Où la misère ne s’identifie plus à l’injustice subite par le peuple, mais bel et bien à la pauvreté de l’idéal de chacun et l’étroitesse des imaginations des individus.

décollage

Désormais le Navire Ivre volera dans les airs paisibles de l’après web à la sauce crowdsourcing. Rien de bon ne jaillit de la foule.

Dorénavant l’échange est un effort. Elevez les yeux pour me voir.

Le Navire Ivre n’est guère à la recherche d’argent, ni de décorations, encore moins de tajines ou d’amitiés. Le Navire Ivre n’est à la recherche que de son ivresse.

7didane ne carbure qu’à l’égo, et ne sacrifiera son originalité pour rien au monde.

Ce qui vous pousse à vous gargariser de votre nature grégaire est votre incapacité à affronter le miroir de la solitude, donc vous-même.

Courrez ! Fuyez-vous ! Oubliez-moi ! Je ne me porterai que bien. On n’est libre qu’en étant seul.

7didane se libère davantage !

Ecartez de son chemin, le Navire Ivre décolle à présent.

Eagle

Jun 23

La réponse est bien sur oui !

Nora Berra, élue à Strabourg le 7 juin, entre au gouvernement, car Rachida Dati l’a quitté.

Pourquoi Rachida Dati l’a quitté ?

Parce qu’elle a été élue à Strasbourg le 7 juin.

Drôles sont la France et les Français.

PS : Réussie la Com’ du nouveau ministre de la Com’ !

PS AMDH : Ce billet me vaudra peut-être des poursuites judiciaires. Venez me chercher ! Je ne peux compter sur les Français.

Jun 17

Voici pourquoi voter blanc c’est voter con.

Voici pourquoi ne pas voter ne donne droit à rien, mais plutôt en restreint.

C’est pour avoir l’honneur et la crédibilité de protester avec un :

where-is-my-vote

NB : Ce n’est pas pour autant qu’il faut les arrêter ou maltraiter. Ils sont juste cons, pas criminels.

May 30

santa_claus

Sauver le monde. Voilà le rêve innocent qui a bercé nombre de héros à travers tous les âges.
Toutefois, faut-il mettre le monde dans une merde noire afin de pouvoir concrétiser son rêve d’enfant.

Une stratégie que la majorité des leaders et leurs opposants s’attachent à appliquer avec toutes les bonnes intentions qu’exigent les circonstances.

Le monde va mal. Le monde va très mal. Et nous ne sommes qu’au-début d’une longue nuit qui terrifiera cette première moitié de notre siècle.

Par le passé, et par « passé » on se tient à celui fort intéressant de 7didane, je n’ai jamais atteint un tel degré de pessimisme. Qui plus est, dure dans le temps.
Il m’arrivait de prédire des temps noirs, mais pour annoncer quelques lignes plus tard la venue imminente d’une nouvelle levée de soleil. Jamais le postulat d’une alternance éternelle entre valeurs duales ne m’a paru aussi fragile, valeurs qui n’étaient en sommes que deux visages d’une même devise.

Croyez-moi chers marins, je ne prescris cette déchéance du monde dans les 50 prochaines années que par pure mégalomanie illuminée, instinct de survie primaire et un brin d’optimisme mystique. Mais rien, chers coéquipiers de ce voyage funèbre, ne semble indiquer la fin de l’Age des ténèbres qu’a auguré ce crépuscule glacial de ce début de siècle.

C’est par cette cassandre que je célèbre mon retour parmi vous. Une conclusion résumant le parcours initiatique qui m’a éloigné de vous et de vos déplaisirs prosaïques.

Oui, 7didane l’exténué, par l’ennui ravageur qui remplit le vide de sa vie, avait décidé d’endosser la cape d’un sauveur de monde. Adam a bien signé à blanc, de surcroit à poil, la responsabilité de l’héritage divin. 7didane muni de son expérience plusieurs fois millénaires et son costume héroïque ne peut être que moins présomptueux, plein d’ironie et plus exercé face à l’ampleur de la tâche.

C’est ainsi que j’ai décidé pour vous de partir en voyage initiatique afin d’entrer dans la peau du sauveur. Et la première réflexion durant les préparatifs du voyage était : La peau de 7didane le Sauveur doit avoir un masque. La deuxième réflexion étant : un Sauveur des temps modernes ne peut-être que noir.
Après avoir fait le tour de la question sur tous les tours opérateurs de parcours initiatiques sur internet, j’ai décidé d’enfiler mes lunettes, de m’arroser de spray solaire et de partir me dorer tout le corps sauf en dessous de mes verres. Ainsi la métamorphose débuta.

J’ai fait le tour du monde. J’ai écouté vos doléances : Egyptiens, Français, Américains, Marocains, Espagnoles, Hollandais, Chinois, Russes, Brésiliens, Iranien, Camerounais, Israélien, New-zélandais, Sud-africains …

J’ai écouté les uns et les autres. J’ai disséqué vos théories magiques qui expliquent le monde : religieuses, nationalistes, idéologiques, humanitaires, identitaires …

J’ai deviné vos peurs, déduit vos ignorances, j’ai senti votre besoin de connaitre l’avenir et j’ai été convaincu d’une seule chose : Personne ne sait où allons-nous.

Toutes vos théories chimériques, sans exception aucune, ne sont animées que par le désir primaire de concentrer vos peurs dans un point unique : Le danger c’est l’Autre.

Un point unique que tout le monde croit irréductible comme croyaient nos ancêtres l’atome l’être. Mais qui se désintègre dès que nous nous posons la question : Qui est l’Autre ?

L’Autre c’est celui qui n’est pas de ma classe sociale ? Mais il est de ma nationalité.
L’Autre c’est celui qui n’a pas ma religion ? Mais il a mon idéologie.
L’Autre c’est celui qui est de l’autre coté du Bosphore ? Mais il est sur mon réseau social.

Tel est le feu qu’a volé la globalisation aux dieux et a offert aux humains. Sauront-ils dompter ce don des dieux ?

Les lumières qui éclairent notre présent, nous ont aveuglés. La victoire du progrès dans le siècle passé nous menace de régression. Et au lieu de nous démontrer l’illusion de la notion « Autre », au lieu d’apaiser nos peurs primaires d’un ennemi imaginaire, au lieu de désintégrer une fois pour toutes les clivages qui charcutent notre Humanité, le progrès de notre époque a désintégré les « Nous » qui constituent les civilisations de l’Humanité. En brisant, avec l’intention d’agir pour le Bien et la conviction d’approcher un peu plus la Vérité, les miroirs consolateurs et fédérateurs que l’Humanité s’est attelée à construire pour chaque groupement d’individus, la globalisation a brisé aussi les repères de chacun sans en offrir de nouveaux. A trop voler près du soleil, l’Homme encore une fois risque plus que jamais de se bruler les ailes.

Le monde réalise peu à peu la gueule de bois monumentale après la fin des idéologies et la victoire grisante du capitalisme : L’Histoire n’est pas finie.

Et pour rester dans l’allégorique que j’affectionne tant, notre présent est comme un père heureux qui révèle avec le sourire grand à son enfant la vérité du Père-Noël sans pour autant lui offrir un substitut au cadeau.

Je tiens à cette image car elle porte en elle mon pessimisme sur le présent et votre salue dans un avenir surement lointain.
L’enfant, aussi longtemps que durera son chagrin et son deuil du Père-Noël, n’a rien à faire du bonhomme. L’enfant ne pleure que son présent.

Il se passera beaucoup de temps pour que l’individu désapprend à rétorquer à la question « Qui suis-je » par un « Pas cet Autre ». Il est humble et raisonnable de prédire que la fusion des débris des « Nous » de la fin de l’Age des civilisations en un Unique « Nous », début de l’Age de la Civilisation humaine, est un long processus douloureux qui n’a rien de l’évident, du primaire ou de l’instinctif. Et qui exigera de chacun de nous de perdre beaucoup de “son” identité, mais de s’enrichir des “autres”. Ce qui d’ailleurs donnera les lettres de noblesses à cette hypothétique Civilisation fédératrice que les Hommes réussiront à bâtir, ou pas.

Je m’en vais de ce pas me déconstruire les reflex et me rajeunir l’esprit dans l’espérance, encore une fois mystique, de pouvoir vous créer encore une fois l’illusion qui vous permettra de tenir un peu plus jusqu’à le très probable prochain phénomène cosmique à l’échelle de notre petit système solaire. Si ce n’est un gros chamboulement écologique, puis la fin.

7didane, le retour tout en supernova silencieuse

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