
Le but du billet d’aujourd’hui est d’approcher la complexité de la société marocaine par le phénomène du 3atajizeme. Posons d’abord les fondements de l’approche.
Nous allons emprunter aux sciences la notion de catégorisation pour décomposer la complexité de la société marocaine et mieux régner sur elle.
Usons, et abusons, de mon intuition 7didanienne, et regroupons tous les faits de société modélisables, explicables et prévisibles sous la catégorie : «Witek-Witek». Le reste, nous allons le classer de facto dans la catégorie : « 3ataja ».
L’objet du présent billet donc, est d’étudier les caractéristiques d’un objet appartenant à la catégorie « 3ataja ».
Procédons par l’exemple.
On dit d’un objet qu’il est « 3ataja » quand il effectue une marche-arrière en pleine entrée autoroute, de préférence quand il n’y a pas assez de visibilité pour celui qui s’engage derrière lui. On dit que le chauffeur devant nous : 3ataja.
Continuons dans le registre de la circulation, on dit qu’un objet 3ataja quand il attend patiemment son ami devant un passage piéton au un feu rouge, et une fois son ami arrivé, ils courent tous les deux traversés au vert. On dit qu’on a un couple de 3taja. Pour une opération d’accident de voiture, ils sont facilement commutatifs et associatifs, et toute vitesse au-dessus de 40 km/h est un élément absorbant au sens 3atajizeme : d’où l’utilité des 10 morts par jour.
Changeons de registre. Le 3atajizme est un phénomène que nous retrouvons dans toute la société marocaine. On dit qu’un objet est 3ataja quand il passe de la droite du parlement à sa gauche. Le champ politique marocain est un élevage d’objet 3ataja.
Un objet 3ataja peut être un salarier qui démissionne tous les 3ataja semaines pour 3ataja Dhs de plus.
Une interdiction d’un journal au Maroc peut aussi faire partie de la catégorie 3ataja, comme une déclaration de notre politique étrangère d’une amitié ou une inimitié envers un pays, de préférence, étranger.
Les résultats sportifs, le cours des actions et les horaires des rendez-vous marocains sont aussi gérés dans le cadre de la théorie 3atajiya.
Pour comprendre la société marocaine, il est vain de se focaliser sur la catégorie « Witek-Witek ». Les règles qui régissent cette catégorie sont pour la société marocaine ce qu’est la mécanique classique et le principe fondamental de la dynamique pour le mouvement des photons.
Dans un monde régit par la loi « Witek-Witek » un objet vivant est modélisé comme vivant-œconomicus. Autrement dit, un être vivant rationnel. Les chiens errants et ânes déambulants se révèlent très rationnels devant le danger d’une route. Une majorité de Marocains en revanche suivent la loi 3ataja.
Dans un monde « Witek-Witek », un choc entre deux objets obéit à des règles bien défini qui respectent le principe de la conservation de l’énergie cinétique.
Dans la théorie 3atajiya, il ne faut surtout pas croire à la conservation d’une quelconque énergie. Au plus, la conservation est une notion déontologique qui reste à l’appréciation des juges, qui sont comme vous pouvez l’imaginer des 3ataja. La déformation que tu subiras dépendra étroitement de l’indétermination simultanée de la position sociale et la vitesse de la particule 3ataja en face de toi. D’où la déclinaison 3ataja du principe de l’incertitude quantique : khraj fih trane.

Dans un futur billet j’expliquerai, ou pas, les outils à étudier afin de prédire les mouvements aléatoires d’un objet 3ataja.
7didane 3ataja o kteb, o 3ataja o 7bess.




