En lisant un article qui s’intitule « IBM peut-il encore accoucher de prix Nobel ? » je me suis rappelé une de mes anciennes réflexions.
Oui je suis comme ça, j’en ai tellement de réflexions que j’en perds beaucoup en cours de route.
Je disais donc, depuis le temps que les grands esprits font presque tous des études en finances, n’y a-t-il pas danger qui plane sur la survie de l’espèce ?
Il y a à peine 50 ans, les grands esprits se dispersaient presque équitablement entre plusieurs domaines. C’est ainsi que le bâtiment, la médicine, la physique, l’espace, l’électronique, la pharmacie, la publicité, l’informatique, l’hydraulique, etc. … ont connu des sauts de géants le siècle dernier.
Mais de nos jours, l’élite en Europe et aux Etats-Unis n’a plus de réelle vocation. Ou plutôt elle a la même : prendre sa retraite avant la 40-aine pour s’occuper après de son petit domaine et faire le tour du monde. Et pour atteindre ce rêve romantique, un seul chemin nous est proposé : Les salles de marchés.
Ainsi, la ruée vers l’or carburait, et carbure encore, avec les meilleures ressources dont nous disposons.
Et si les choix du siècle dernier se résumait à comment améliorer notre quotidien et trancher entre deux alternatives idéologiques : le capitalisme et le communisme. Les choix de ce siècle sont plus cornéliens et nécessitent davantage de génie.
A-t-on toujours les moyens pour réinventer nos industries ?
A-t-on toujours les moyens pour fédérer l’humanité sur de nouvelles idées ?
A-t-on toujours les moyens pour affronter les sacrifices qui nous attendent ?
Ou bien nos moyens ont choisi de nous abandonner.
Combien de lauréats à l’école polytechnique (Palaiseau) n’atterrissent pas dans une salle de marché ?
Leur pourcentage nous donnera une idée sur les chances de la France d’encore inventer son Histoire. Le pourcentage des étrangers par contre, n’est que leurre.




