
Attaquons-nous aux sacralités au Maroc
Et plus sacré que le Roi, la Patrie et même Dieu, les Marocains chérissent l’Argent.
En cela ils ne sont pas bien différents des autres peuples.
Aujourd’hui le billet se pose la simple question : Est-ce que la liberté d’expression, les droits de l’Homme, la condition de la femme, la surveillance des élections est un business lucratif ?
Je prends comme exemple le « blogueur » Rachid Jankari, qui rappelons-le ne dépasse guère 12 billets par an dont une dizaine ne sont que des dépêches pour relayer des vidéos youtube qui ne sont pas de lui. Combien dégage ce « blogueur » de revenus liés à sa seule prétendue expertise dans le domaine ? Communique-t-il sur ses cachets ? Cela permet-il de mettre en perspective son engagement pour la liberté de la presse ?
Précisons que son « expertise » est vendue sous forme d’interviews à des journaux nationaux ou internationaux et d’ateliers sur le « web ». Rien que ça !
Comment ouvrir un compte sur des plateformes de bloging, comment utiliser youtube, comment créer un compte twitter, ainsi que sur l’état des lieux des nouvelles technologies au Maroc.
Il ne manquerait que l’installation de Windows Live et Jankari gagnerait le titre du Consultant de l’Année !
S’il est vrai que ce monsieur profite d’un vide en la matière, a-t-il le droit de ne pas afficher les subventions UE/USA brassées dans ce domaine ? Qui le finance et à hauteur de combien ?
Quand le militantisme devient un métier et cesse d’être une vocation, cela n’augure rien de bon.
Jusqu’où peut-on aller pour justifier à nos bailleurs les budgets alloués ?
Jusqu’où peut-on aller pour décrocher une carte de presse sans passer par les voies académiques ?
Rachid Jankari était parmi les premiers blogueurs a certifié à la presse étrangère que la blogosphère marocaine est riche de 30 000 blogueurs. Bizarrement ce chiffre continue a être resservi à cette presse 3 ans plus tard. Une méthode d’avancer les chiffres qui rappelle drôlement la méthode mekhzanienne.
Pourquoi gonfler la taille de ce phénomène ?
Ne nous focalisons pas trop sur Rachid Jankari.
Pire que lui, il y a les blogueurs qui se prostituent pour des portails dans le Golf ou de l’armée US (Ex le portail : Magharebia).
Je me rappelle aussi d’une série d’articles DST-like sur le journal Aujourd’hui le Maroc qui n’étaient déchiffrables que par une vingtaine de lecteurs au plus. Peut-on envisager que ce type d’articles peut être écrit par un non-blogueur ? Combien ?
J’ai aussi découvert surpris le dernier billet du blogueur Larbi, qui rappelons-le a clairement déclaré que le seul sujet qui mérite écriture est la monarchie. Si ce n’est pas un aveu de manque d’inspiration, je ne sais pas ce que c’est.
Le dernier billet, à découvrir ici, liste avec talent des perles de l’archive de la MAP.
Sauf que faire la remarque est une chose, trouver les articles datés dans les archives est une autre.
En dehors d’avoir une équipe de petit journal qui travaille pour soi, pensez-vous qu’un blogueur amateur dont la profession n’est pas journaliste est capable de ce travail ?
Qui a téléphoné le billet à Larbi ? Et pour quel agenda ?
Le blogueur se doit-il la transparence sur ses motivations, ses soutiens, ses revenues et ses causes ?

7didane, au-delà du Bien et du Mal.